Le Fret du Maroc

Les besoins de fret du Maroc sont principalement satisfaits par la route et la mer. Les ports du pays sont la clé de l’importation et de l’exportation de produits manufacturés, alors que les routes sont vitales pour la demande intérieure et pour certaines exportations comme les produits agricoles.

Mais l’allocation inefficace des ressources de transport par le Maroc entraîne des coûts de transport excessifs. Selon l’Association marocaine des transports routiers (FNTR), ces coûts représentent environ 20% du PIB. Avec une logistique et un entreposage plus efficaces, le coût de la logistique pourrait tomber à 15% du PIB d’ici 2015.

Heureusement, le Maroc reconnaît l’importance d’avoir une bonne infrastructure de transport pour le développement économique. C’est ce que montre son plan national quinquennal pour 2008-2012, qui prévoit des investissements de 18 milliards de dollars. Le prochain plan quinquennal poursuivra cet effort.

Les différents transports Marocain

Routes

Selon le ministère de l’Equipement et des Transports, le Maroc compte 60 000 kilomètres de routes, dont 33 000 pavées. Il a augmenté le réseau de routes divisées de 600 kilomètres en 2005 à 1400 en 2010. Il a été financé par des partenariats public-privé et des systèmes de péage pour les tronçons interurbains.

Les 27 000 kilomètres restants sont en grande partie non pavés. Le ministère des Transports s’est toutefois engagé dans un programme de pavage en partie lié au développement de grappes agricoles (agropoles) nécessitant une connexion efficace à la chaîne d’approvisionnement.

L’industrie marocaine du transport routier est fractionnée. Selon le ministère des Transports, près de 837 000 véhicules commerciaux ont été immatriculés en 2011. L’association des transporteurs routiers (FNTR) indique que 56 600 véhicules sont immatriculés auprès de leurs membres, mais la plupart ont plus de 14 ans et 90% de ou moins de véhicules.

Le Maroc envisage de rendre le secteur plus efficace en restructurant les entités professionnelles de plus grande taille, les petites et moyennes entités et les entités informelles de propriétaires-exploitants qui fonctionnent à perte en offrant des services à des coûts inférieurs aux coûts d’exploitation.

Rail

Contrairement au réseau routier, le Maroc possède le réseau ferroviaire le plus étendu du Maghreb. Environ 1 900 kilomètres de voies (dont 20% de voies doubles) sont exploités par l’ONCF. En 2011, l’ONCF a transporté 28 millions de passagers et 32 ​​millions de tonnes de fret.

Cependant, 70% du fret transporté par l’ONCF est constitué de phosphates, qui seront bientôt transportés par des pipelines plus efficaces. L’ONCF recherche des biens de remplacement, y compris des céréales et d’autres produits agricoles, peut-être sous forme conteneurisée. Mais l’ONCF doit faire face à une bataille difficile car la situation géographique du pays n’est pas aussi propice au fret ferroviaire qu’au fret routier. La distance de Tanger à Casablanca, par exemple, est seulement de 350 kilomètres.

ONCF se concentre également sur l’augmentation de l’achalandage. Le Maroc a beaucoup investi dans la modernisation de son infrastructure ferroviaire, l’amélioration des lits ferroviaires et du matériel roulant et l’installation de caténaires aériennes électrifiées. Ces améliorations ont augmenté le trafic de passagers. En 2010, l’ONCF transportait environ 30 millions de passagers contre 20 millions en 2005.

Le Maroc sera bientôt le premier pays africain à avoir une liaison ferroviaire à grande vitesse reliant Tanger au nord à Marrakech au centre du pays, à environ 750 kilomètres.

Ports

Avec environ 3 500 kilomètres de littoral sur la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, le Maroc compte 26 ports, dont 11 sont à usage commercial mixte, 11 autres sont destinés à la pêche et le reste à la plaisance.

Le port de Casablanca sur l’Atlantique est le principal point d’entrée maritime du Maroc, avec plus de 26 millions de tonnes de marchandises transitant chaque année. Casablanca dispose de deux terminaux à conteneurs et un troisième est en cours d’achèvement. Il gère une grande partie du trafic de conteneurs du pays, mais il est en baisse par rapport aux années précédentes en raison de la concurrence de Tanger-Med.

Tanger-Med est un méga-projet qui vise à devenir l’un des plus grands ports de la Méditerranée. Inauguré en juillet 2007, le port dispose désormais de deux terminaux à conteneurs et d’une capacité de traitement de plus de 8 millions d’EVP (équivalent vingt pieds).

À l’horizon se trouve un autre port méditerranéen, Nador West Med, qui se concentrera sur le secteur des hydrocarbures et offrira des options de transbordement pour les flux de marchandises entre l’Atlantique et la Méditerranée.

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